« Les terres de l’Est, tome 1, Maiesta » de Megane Delsinne

Édition : Auto-édité

Parution : 13 juin 2016

Pages :  108 pages

Prix : 2,99 euros (version ebook)/ 11,96 euros (en livre)

Résumé

« Bienvenue dans le royaume d’Atalis!
Depuis toujours, les poètes louent sa beauté, sa culture et sa richesse.
Mais ils n’on jamais chanté les révolutions. Ni que la trahison et la cupidité étaient légions.
Alors, quand le roi Alric III a besoin de remplir les caisses du pays, il n’hésite pas à monter une monstrueuse machination.
Quitte à déclencher une guerre.
Quitte à risquer la vie de sa fille, la princesse Nissah… »

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Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier chaleureusement Meganne Delsinne pour l’envoi de son roman via le site « Simplement Pro ».

J’ai globalement bien aimé ma lecture même si je suis mitigée sur certains points !

Pour une fois, j’ai préféré la première partie du récit à la seconde, ce qui est assez rare. Dès le début, l’auteure a su retenir mon attention et m’entraîner dans son univers. Nous y faisons, rapidement, la connaissance du roi d’Atalis, Alric III. Ce dernier a désespérément besoin d’argent, les caisses de son royaume étant quasiment à sec, et, pour les remplir, il est prêt à tout. Il envoie donc sa fille, Nissah, dans un pays voisin, le Khagan (qui, selon la rumeur, regorge d’ors) afin d’entamer des négociations commerciales, entre autres….

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Au début du roman, tout porte à croire que les personnages évoluent dans une sorte de royaume imaginaire aux accents moyenâgeux. En réalité, les terres qu’ils foulent se trouvent rien de moins qu’en Europe, mais une Europe méconnaissable dont les pays ont complètement changé de nom et de forme. La technologie semble avoir complètement disparue : les gens se déplacent à cheval ou en carrosse ; les moyens de communication actuels n’existent plus,…Leurs habitudes et leur mode de vie font davantage penser à un monde médiéval que futuriste, bien que, de temps en temps, une touche (ou un reste) de modernité apparaisse ici ou là (comme l’eau courante, par exemple). Si j’ai apprécié ce choix, j’aurais aimé en savoir beaucoup plus sur le pourquoi du comment notre monde s’est transformé au point d’en arriver là. L’auteure n’a pas assez creusé cet aspect à mon goût (dans ce premier tome tout au moins).

Les deux royaumes « principaux » de cette histoire (l’Atalis et le Khagan) sont très contrastés : les dissemblances sont nombreuses que ce soit au niveau de leur architecture, de leur conception de la royauté, de leurs coutumes ou encore de leurs croyances. Cependant, l’auteure ne met pas plus l’accent sur l’un que sur l’autre ; aucun n’est meilleur ou pire que l’autre. Ils sont simplement différents. L’équilibre est bien trouvé et tous les deux ont des « bons » et des « mauvais » côtés (selon les points de vue évidemment). Le seul élément que je regrette, ici aussi, c’est le manque de développement. Certains aspects, comme l’architecture, sont décrits avec beaucoup de précisions mais d’autres sont trop rapidement évoqués pour moi (comme la religion, l’éducation,…). J’ai réussi à me faire une idée assez claire de ces deux pays mais j’avais l’impression qu’il me manquait encore des détails pour que ce soit tout à fait net. Je regrette aussi de ne pas en savoir plus sur le royaume d’Opalis, mais peut-être est-ce prévu dans le prochain tome.

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J’ai beaucoup aimé, comme je le précisais plus haut, la première partie du récit. Elle est très riche en découvertes et en suspens, très dynamique aussi. Je me demandais vraiment comment les négociations allaient se dérouler, quelles seraient les réactions des souverains du Khagan et, surtout,  si la machination du roi allait se concrétiser et porter ses fruits ou non. J’ai donc trouvé cette partie très addictive et très audacieuse, pleine de rebondissements et de surprises.

Si j’ai moins apprécié la seconde partie, c’est parce qu’elle m’a semblé plus traditionnelle et moins intrigante. Une bout de l’histoire se déroule en Opalis, toutefois, comme je le dis plus haut, les descriptions à propos de ce royaume et de son fonctionnement sont assez limitées. De plus, si cette partie ne manque pas non plus de dynamisme, elle pêche un peu par sa facilité. Pour moi, les héros arrivent beaucoup trop aisément à leur fin. Les circonstances jouent en leur faveur, j’en suis bien consciente, mais quelques obstacles supplémentaires ne leur auraient pas fait de tort. Il y a quelques rebondissements sur la fin mais j’en attendais plus !

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Nissah est une héroïne ouverte d’esprit, curieuse et courageuse à laquelle je me suis attachée. Elle a été élevée pour être reine et son rôle lui tient à cœur. Toutefois, contrairement à son père, le bien être de son peuple passe avant tout pour elle ! Son frère Robin, lui, est très content d’être le cadet ; il rêve de voyager de part le monde et espère devenir ambassadeur de son pays. Leur père est un être vil, égoïste et mesquin. Il hait les femmes et ne pense qu’à s’enrichir. C’est un personnage que j’ai aimé détester mais qui, pour moi, aurait mérité d’être davantage approfondi. D’où lui vient cette aversion pour les femmes par exemple ? Pourquoi est-il si égoïste ? J’aurais voulu mieux comprendre son caractère. J’ai également regretté la superficialité des personnages secondaires, comme Cinda, Alice, Libella,…qui sont assez creux finalement. Très peu de détails sont fournis sur leur famille, leur histoire personnelle… Ils n’ont, de ce fait, pas beaucoup de consistance et j’ai trouvé ça dommage.

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Le style, malgré quelques répétitions et quelques fautes de syntaxe, est très fluide et frais, sans aucune lourdeur. Il donne du rythme au récit.

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En bref, le manque d’approfondissement au niveau de l’univers et des personnages et les quelques facilités dans la seconde partie concernant l’intrigue ne m’ont pas empêchée d’apprécier ma lecture. Ce roman se lit facilement, Nissah est très attachante et certaines révélations assez surprenantes. Je me demande ce que l’auteure va en faire dans son prochain tome. Ce premier opus était assez court, j’espère donc que les suivants assouviront davantage ma curiosité sur certains points !

Ma note: 7,5/10 960dd27eccd62569cae537eee292f590

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2 commentaires sur “« Les terres de l’Est, tome 1, Maiesta » de Megane Delsinne

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    1. Tu peux!! Gloups ou pas!^^Je suis pas plus à l’aise que toi avec ça! 😉
      C’est pour les personnages secondaires surtout! Le roi est plus creusé mais j’aurais voulu encore mieux comprendre le pourquoi de sa haine! Mais peut-être qu’il y aura des réponses à ce niveau dans le tome 2! 🙂

      J'aime

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