« Les soeurs Carmines, tome 2, Belle de gris » d’Ariel Holzl

Édition : Éditions Mnemos (Naos)

Parution : 16 novembre 2017

Pages : 265 pages

Prix : 17,00 euros

Résumé (sans spoil du tome 1)

« Trois semaines séparent Tristabelle Carmine du Grand Bal de la Reine. Trois semaines pour trouver la robe de ses rêves, un masque, une nouvelle paire d’escarpins… et aussi un moyen d’entrer au Palais. Car Tristabelle n’a pas été invitée. Mais ça, c’est un détail. Tout comme les voix dans sa tête ou cette minuscule série de meurtres qui semble lui coller aux talons.

En tout cas, elle ne compte pas rater la fête. Quitte à écumer les bas-fonds surnaturels de Grisaille, frayer avec des criminels, travailler dans une morgue ou rejoindre un culte. S’il le faut, elle ira même jusqu’à tuer demander de l’aide à sa petite sœur. Car Tristabelle Carmine est une jeune femme débrouillarde, saine et équilibrée. Ne laissez pas ses rivales ou ses admirateurs éconduits vous convaincre du contraire. Ils sont juste jaloux. Surtout les morts. »

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Mon avis

Malgré les multiples avertissements de l’auteur, j’avais hâte de me lancer dans le tome 2 des Sœurs Carmines et de m’enfoncer à nouveau dans les rues de dans la funeste et brumeuse ville de Grisaille ! Sans plus de suspens, je peux d’ors et déjà vous dire que j’ai autant apprécié ce second opus que le premier !

Ma chronique du tome 1

Petite anecdote avant de rentrer dans le vif du sujet : quand j’étais adolescente j’ai tenu durant quelques années un journal intime que j’avais prénommé…Grisaille ! Tout simplement parce que j’aimais bien la sonorité de ce mot… Bon et peut-être aussi un peu parce que généralement, quand j’écrivais dedans, c’était pour me soulager d’un poids (quand j’étais triste ou en colère ou…) donc, le choix du nom s’explique sans doute inconsciemment. Bref, il n’empêche que l’histoire de sonorité est vraie aussi et que, grâce à elle, je suis d’emblée tombée sous le charme de cette ville !

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Surtout que Grisaille est, pour moi, un personnage à part entière dans ce roman. Si je n’irais pas jusqu’à dire que j’aimerais m’y balader (je tiens à ma vie), l’ambiance qu’elle dégage me plait ! Je suis une vraie froussarde (je ne me remets toujours pas des quelques minutes de Scream et de l’exorciste que j’ai vues) mais, par contre, je suis adepte des atmosphères sombres et gothiques, exactement comme celle qui sévit à Grisaille. Les descriptions de l’auteur concernant cette ville sont très parlantes et visuelles. J’imagine parfaitement bien ses obscures ruelles où il vaut mieux ne pas s’éterniser, ses longues maisons accolées sur le toit desquelles se déplacent les montes-en-l’air et ses grands manoirs peuplés d’ombres et de secrets enfouis. C’est une ville où toutes les nuances de gris, du gris perlé au gris anthracite, se côtoient. Et au milieu de tous ces tons maussades se détache un petit point haut en couleur (du moins quand la mode et le bon sens l’exigent), Tristabelle, l’ainée des sœurs Carmines.

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Ce récit est en grande partie consacré à cette charmante jeune fille qui m’avait profondément rebutée au début du tome 1. Au fil des pages, j’avais toutefois commencé à prendre goût à ses répliques cinglantes et cyniques. Tristabelle est hautaine, égocentrique, arrogante et arriviste. Autant de qualités qui donnent envie de faire sa connaissance, non ? Et pourtant, aussi peste soit-elle, je m’y suis attachée. L’auteur a tellement bien construit ce personnage qu’il réussit le tour de force de nous faire apprécier quelqu’un que la raison nous pousse pourtant à détester ! L’auteur pousse tellement loin ses défauts qu’ils en deviennent drôles ! Dans cet opus, nous sommes littéralement plongés dans sa tête ! Tristabelle s’adresse à nous, nous invective, nous prend à parti…C’est un peu déstabilisant au départ, parce qu’inhabituel, mais ensuite, une fois le premier moment de surprise passé, c’est fascinant et captivant ! Être dans sa tête est complètement fou, parce que oui, j’ai oublié de vous dire qu’en plus de ses autres qualités, Tristabelle est une grosse psychopathe ! Une psychopathe égocentrique….je vous laisse imaginer les dégâts. Ce tome nous en apprend plus sur cette héroïne, ses origines et ses préoccupations. Son objectif ultime étant de participer au bal de la reine et elle est prête à tout (« tout » dans le sens vraiment tout) pour y parvenir. Les découvertes qu’elle fait sur son passé et les nouvelles sensations qu’elle expérimente vont la faire évoluer tout au long du roman. Pour autant, sa nature profonde demeurera inchangée, ce qui m’a beaucoup plu !

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L’humour d’Ariel Holzl est toujours aussi corrosif et mordant ! Un vrai régal ! Je n’ai pas franchement rigolé mais j’avais constamment le sourire aux lèvres au cours de ma lecture (j’ai même lu un extrait à mon mari qui n’a pas trouvé ça spécialement drôle…bon sorti de son contexte, ce n’est pas la même chose…). Ma seule petite déception concerne Dolorine (et Monsieur Nyx par la même occasion) qui était moins présente… mais comme elle reviendra en force dans le dernier tome, je n’en tiens pas rigueur à l’auteur ! Merryvère, quant à elle, prenait de temps en temps la « place » de Tristabelle (où plutôt celle-ci lui cédait sa place par moments). Les passages qui lui sont consacrés sont rédigés, comme dans le premier opus, à la troisième personne. J’ai adoré passer à nouveau du temps avec elle tout comme j’ai beaucoup aimé suivre sa relation naissante avec un autre personnage ! Un petit brin de romance toute mignonne que j’ai beaucoup apprécié !

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En bref, un deuxième tome largement à la hauteur du premier. Je ne saurais absolument pas dire lequel j’ai préféré. Je pense avoir davantage accroché à l’intrigue du tome 1, avec la fameuse petite cuillère, mais être complètement tombée sous le charme de Tristabelle (oui, oui, c’est possible !). Et si, par hasard, vous n’avez pas encore fait la connaissance de Grisaille et des sœurs Carmines, je ne saurais que vous conseiller de vous armer de couteaux, antipoison, ails et tous autres colifichets que vous jugerez utiles à votre protection et d’y pénétrer sans plus attendre ! De toute façon, le détour par cette ville est obligatoire pour tous les amoureux de Fantasy, quel que soit votre âge (ou presque).

Ma note: 9,5/10 Smiley-Yes

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7 commentaires sur “« Les soeurs Carmines, tome 2, Belle de gris » d’Ariel Holzl

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  1. Comme toi j’ai adoré ce tome, je l’ai même préféré au premier ! Mais moi, j’adorais déjà Tristabelle dans le 1, elle était prometteuse :3 Je lis le 3 dès que j’ai fini mon roman en cours, je suis triste de me dire que c’est « le dernier » x.x

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