« Les larmes de Saël » de A.D. Martel

Édition : Auto-édité

Parution : 15 octobre 2019

Pages :  323 pages

Prix : 16,90 euros

Résumé

« Des cris, une explosion, le dôme d’énergie qui vacille… Ceylan, la cité la plus sure au monde, est attaquée. Au cœur du chaos, Arcana découvre le vrai visage des ennemis de son peuple. L’un d’eux, un Saëlien aux iris rouges, est capturé.
Déterminée à échapper aux fiançailles orchestrées par son père, la jeune femme décide d’épouser l’ennemi. Un choix qui va bouleverser sa vie et le destin des deux peuples.

Pour survivre à Saël, Arcana devra ouvrir son cœur et son esprit. »

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Mon avis

Je tenais tout d’abord à remercier chaleureusement l’autrice, A.D. Martel, ainsi que la plateforme Simplement Pro pour l’envoi de ce service presse numérique !

J’ai découvert ce titre un peu par hasard. Je regardais les différents SP proposés sur SimplementPro plus pour passer le temps que dans le but réel d’y trouver ma prochaine lecture quand je suis tombée sur « Les larmes de Saël »…. J’avoue que mon attirance fut d’abord purement superficielle : mon regard a été happé par la magnifique couverture ! Ensuite, en lisant le résumé, je me suis dit que c’était tout à fait mon genre lecture et, surtout, j’ai pressenti que ce titre allait vraiment me plaire ! Et mon intuition s’est révélée plus qu’exacte ; j’ai été totalement conquise par ce récit !

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Je pensais au départ me lancer dans un roman de fantasy orientalisante. Après seulement quelques pages, je me suis rendue compte que, si le côté oriental était bien présent, j’étais plutôt dans une sorte de récit post-apocalyptique/dystopique (ce qui m’a très bien convenu aussi) !

Les premières pages nous plongent dans une ville haute en couleur, du moins au niveau de sa technologie (puisque les coloris se limitent, en réalité, principalement au blanc et au bleu). Cette cité est, en effet, entourée d’un dôme qui maintient en permanence sur ses quartiers, une chaleur constante et agréable, protégeant ses habitants des intempéries et autres désagréments climatiques. Leur peau est, de ce fait, d’un beau blanc nacré. Personne ne manque de rien à Ceylan (le nom de cette fameuse cité) : l’eau y coule à flots tout comme la nourriture. Il y a bien différentes classes sociales mais du plus pauvre au plus riche, personne ne vit dans la précarité, tous ont de quoi subvenir à leurs besoins primaires ! Un véritable petit paradis sur terre. Surtout pour les hommes, en vérité, qui détiennent le pouvoir au détriment des femmes qui n’ont, finalement, pas grand-chose à dire. Toutefois, nul ne semble s’en plaindre, à priori…

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C’est dans ce contexte qu’a grandi, Arcana, l’héroïne principale de ce récit ! Ceylan vivant en total autarcie, elle n’a jamais rien connu d’autres et ne s’est jamais vraiment souciée de ce qu’il pouvait bien y avoir hors de ces murs protecteurs. Les cours d’histoire de l’école lui ont bien appris que d’autres peuples existent à l’extérieur mais, bien au chaud et confortablement installée dans sa petite vie tranquille, elle ne s’en préoccupe pas ! Jusqu’au jour où des Saëliens vont attaquer la cité et ébranler le dôme de protection ! En partie pour échapper à un mariage arrangé, en partie par rébellion, Arcana va demander à devenir l’épouse de l’un des prisonniers, dénommé Ashkan. Et cette union va passablement bouleverser toute son existence (et pas que)…Je m’arrête ici au niveau du résumé. Je n’en savais pas plus, pour ma part, et j’ai adoré découvrir les péripéties que va engendrer ce postulat de départ !

Alors oui, ce n’est pas totalement nouveau ou original : le choc entre deux mondes que tout oppose, la prise de conscience de l’héroïne de l’existence d’une autre culture qui met en exergue les défauts de la sienne, etc. J’ai déjà lu pas mal d’ouvrages ayant des thématiques semblables. Toutefois, l’autrice a réussi à me happer dans son univers et à m’embarquer dans son histoire ! J’ai apprécié que ces deux mondes aient chacun leurs qualités et leurs défauts (finalement beaucoup plus de défauts que de qualités dans les deux cas, d’ailleurs !). Et même si le schéma de base peut sembler classique, il y a des petites touches originales, différentes (comme les Anciennes, l’Enéark, le dôme en lui-même et bien d’autres choses encore) qui font que je n’ai pas du tout eu l’impression de lire une énième répétition d’un autre roman ! De plus, l’intrigue, si elle n’est pas bourrée d’actions, n’est pas dépourvue de péripéties et de rebondissements ; la plupart que je n’avais pas vus venir. La toute fin est peut-être un peu vite bouclée mais elle m’a convenue telle quelle !

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Comme le mentionne l’autrice dans sa présentation, si une romance est belle et bien présente dans ce titre, elle reste, la majorité du temps, en second plan, ce qui m’a plu ! Je l’ai, de plus, trouvée crédible et convaincante. Peut-être juste un peu rapide sur la fin mais rien qui n’ait entaché l’ensemble ! J’ai eu, à ce niveau-là, exactement ce que j’étais venue chercher ! Le contrat est donc validé !

Le personnage d’Arcana ne m’a pas vraiment séduite au départ : c’est une jeune fille égoïste, arrogante et orgueilleuse, très imbue d’elle-même et superficielle. Pas un portrait très flatteur donc… Toutefois, assez rapidement, une autre facette de sa personnalité se dessine, plus profonde, plus réfléchie, celle d’une femme qui se pose des questions et qui ne se laisse pas faire. C’est ce qui m’a poussée à penser que ce personnage pouvait (et allait sûrement) évoluer vers un « mieux » et que je finirais certainement par l’apprécier ! Et, je vous le donne en mille, c’est effectivement ce qu’il s’est passé ! Cependant, son évolution est subtile ; elle ne va pas du jour au lendemain devenir un modèle de perfection. C’est, au contraire, petit à petit qu’elle se tourne vers les autres et cesse de prendre des grands airs. À force d’être confrontée à des situations inédites, elle finit par changer, du moins certains de ses défauts s’atténuent progressivement. Ashkan, quant à lui, reste fort en retrait une bonne partie du récit. Celui-ci est, en effet, essentiellement décrit du point de vue d’Arcana (tout en étant à la troisième personne du singulier). Le jeune homme nous apparait de ce fait longtemps comme un personnage taciturne, distant et mystérieux. Pour autant, je l’ai apprécié malgré cette froideur qui contrebalance, d’ailleurs, totalement avec le caractère doux et enjoué de Zachary, son petit frère. De façon générale, j’ai beaucoup aimé la façon dont l’autrice a traité et développé ses protagonistes ! L’évolution des relations entre ces derniers m’a paru parfois un peu prévisible. Malgré tout, j’ai adoré les suivre et découvrir comment le tout allait se dérouler.

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En bref, je ne peux que vous conseiller ce roman qui m’a comblée : le schéma peut sembler classique de prime abord mais l’univers se démarque par une ambiance très orientalisante et des particularités qui lui sont propres ! Les personnages ont, quant à eux, un petit quelque chose de touchant et l’évolution de leur personnalité et de leurs relations, si elle n’est pas toujours surprenante, du moins est-elle crédible ! Et puis l’intrigue est captivante, bien équilibrée et rythmée. L’action pure n’est peut-être pas prédominante mais elle n’est pas nécessaire pour maintenir le lecteur en haleine. Un presque coup de cœur pour ma part ! 😊

Ma note: 9,5/10 pouces-jusqu-a-emoticone-400-73745724

2 commentaires sur “« Les larmes de Saël » de A.D. Martel

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