« La fille qui danse » de Lisa Soto

Édition : Noir d’absinthe/Fleur d’absinthe

Parution : 11 avril 2020

Pages :  422 pages

Prix : 19,90 euros

Résumé

« Quand Asa part en quête de ses origines, le bleu à l’âme sur les sentiers irlandais, elle ne s’attendait pas à rencontrer un homme tel que Marec.
Elle est une enfant du monde,
Lui, des montagnes.
Dans des contrées proches ou lointaines, entre deux pas de danse, Asa et Marec se croisent et s’éloignent, s’interrogent sur la vie, son sens et leur amour, seule constante dans cette valse des sentiments.
« 

Mon avis

Merci beaucoup aux éditions Noir d’absinthe/ Fleur d’absinthe pour leur confiance et pour l’envoi de ce roman via SimplementPro !

« La fille qui danse » fut une magnifique découverte. Plus qu’une « simple » romance, c’est une véritable histoire d’Amour que nous propose l’autrice, une histoire d’Amour mais aussi d’Amitié. Une tranche de vie avec ses joies et ses peines, avec ses grandes étapes et ses petits « riens » du quotidien, ses petits bonheurs simples qui deviennent à leurs tours des moments inoubliables et intemporels, de ceux qui enjolivent toute une vie.

Cette fameuse histoire d’amour c’est celle d’Asa et de Marec. Deux êtres qui se rencontrent par hasard sur un festival à Dublin. Lui est bénévole, elle une voyageuse de passage. Ils vont se croiser, se découvrir, passer la nuit ensemble et puis se séparer, deux jours après. Toutefois, ils prennent le temps d’échanger leur numéro de téléphone. Au fil de leurs pérégrinations, parfois régulièrement, parfois de loin en loin, ils maintiendront le contact. Quand ils auront besoin d’une voix amie pour briser leur solitude ou pour partager une expérience, ils s’appelleront, s’enverront des messages et des photos,…Jusqu’au jour où, peut-être, leurs routes se recroiseront à nouveau ?

Je ne suis généralement pas fan des romances qui vont « trop vite » où les héros sautent la case « faire connaissance » pour atterrir directement dans celle « passer la nuit ensemble ». Dans ce cas, pourtant, je suis rapidement passée outre ce détail. Dès le départ, bienveillance et douceur sont les maitres-mots de la relation qui unit Asa et Marec. Ils n’ont pas forcément de coup de foudre mais il y a une sorte d’évidence. Ils vont se comprendre et s’apprécier via des regards, des gestes échangés et puis par l’intermédiaire d’une danse. C’est beau et fort ! Ils auront parfois des désaccords, des disputes mais ils ne se blesseront jamais volontairement ! Tous les deux ont des fêlures qu’il leur faudra surmonter pour arriver à s’aimer pleinement mais ils ne s’en rajouteront pas entre eux ! Au contraire, ils prendront le temps de s’écouter et de se rejoindre.

Je vous ai parlé d’amitié aussi. Asa va rencontrer sur sa route de belles personnes qui vont éclairer son errance et avec qui elle nouera de solides amitiés. Toutefois, c’est celle qui unit Sam et Marec qui m’a tout particulièrement marquée ! Tous deux se connaissent depuis l’enfance et, malgré les revers de la vie, malgré que, parfois, ils n’ont pas toujours été à la hauteur l’un pour l’autre, leur amitié est demeurée indéfectible ! Leur relation, faite de répliques piquantes et de taquineries, m’a rappelée celle qui lie Christian et Éric dans la saga du Prince Éric (pour ceux qui connaissent 😊) : à se charrier gentiment, à se chercher constamment, sans jamais dépasser la limite acceptable pour l’autre, sans jamais le blesser (du moins, à nouveau, pas volontairement). Une très belle amitié qui sonnait « vrai ». J’ai adoré le personnage de Sam d’ailleurs : pour ce qu’il apporte à Marec, pour sa force et pour son humour aussi.

En parlant des personnages, j’ai bien évidemment été touchée par Asa et Marec. Asa est une jeune femme très sensible, généreuse, ouverte aux autres. Pourtant, même si elle va très facilement à la rencontre des gens, elle peut tout aussi bien se fermer ou partir si la personne n’est pas réceptive. La vie l’a rendue méfiante. Elle est à la fois pleine d’espoir en l’Humanité et pleine d’amertume envers cette même Humanité qui tue, rabaisse, pille,…Asa est une rêveuse et une idéaliste. Si Marec partage ses convictions, il est, pour sa part, plus terre à terre ; il l’aide à garder pied dans la réalité, d’une certaine manière. Pour autant, c’est également un rêveur et un bourlingueur. Et un Chamoniard, amoureux de ces montagnes qui l’ont vu naitre et grandir et aux sommets desquelles il aime s’évader. Deux personnages aux multiples facettes qui ont pris réellement vie sous mes yeux et que j’ai apprécié côtoyer. Leurs familles respectives sont belles aussi. Ça fait du bien de lire un roman dans lequel les gens s’aiment et se serrent les coudes, sans arrière-pensée.

J’ai donc presque tout aimé dans ce récit. Cependant, les derniers chapitres m’ont paru un peu trop rapide. Lisa Soto passe sur certaines choses sans vraiment s’y arrêter. Et pour l’une d’entre elles, plus particulièrement, j’aurais apprécié qu’elle s’y attarde davantage (surtout parce qu’elle me touche personnellement). Toutefois, je comprends son choix. Elle nous laisse, de cette manière, combler les trous afin que ses personnages prennent leur envol à travers notre imagination.

Ce titre propose un certain nombre de thématiques fortes et chères à l’autrice (elle le précise elle-même dans sa « note de l’autrice » en fin d’ouvrage), telles que les femmes, les enfants, la guerre, l’amitié, la Nature, l’Amour, l’Égalité,…Lisa Soto a voulu mettre toutes ses convictions (ou aur moins une bonne partie) dans ce roman, ce que je peux comprendre. Malheureusement, j’ai parfois eu l’impression que certaines de ses idées étaient un peu « plaquées » dans le texte et à peine effleurées avant de passer à autre chose. De plus, à force, j’ai eu la sensation d’un trop plein de messages. J’aurais préféré en avoir moins mais que ceux-ci soient davantage développés ! Ce sont toutes des bouteilles jetées à la mer, aux lecteurs d’en faire ce qu’il veut. Je comprends ce parti-pris, ce choix de l’autrice, même s’il ne me convient pas tout à fait. Cela ne m’a, cependant, pas empêchée d’apprécier son récit !

Je terminerai cette chronique en évoquant la plume de Lisa Soto qui m’a transportée dès les premières pages ! Elle est fluide, douce, poétique. Un plaisir à lire !

En bref, une Histoire d’Amour et d’Amitié qui m’a touchée. À force de les côtoyer, Asa, Marec et les autres sont devenus des personnes à part entière, réelles (tout comme ils le sont devenus pour l’autrice). Ce roman est une jolie claque, un hymne au partage, à la tolérance, au pardon qui aborde de nombreuses thématiques toutes porteuses de sens ! C’est un texte qui sonne juste, intelligent et rempli d’espoir….à lire absolument !!

Mon appréciation

2 commentaires sur “« La fille qui danse » de Lisa Soto

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