« Le cœur de l’Oealys, tome 1 : La prophétie » de Lily Chagnon

Édition : Auto-édité

Parution: 9 août 2016

Pages : 757 pages

Prix: 25, 40 euros (6,64 euros en ebook)

Résumé

« Je m’appelle Catherine. L’Inquisition m’a pris ma mère. Ils l’ont tuée afin de prouver son innocence. Je suis devenue orpheline. Je n’ai plus rien. J’ai dû m’exiler, loin du village où je suis née, où j’ai grandi. Je dois désormais refaire ma vie et prendre ma place au sein d’une famille que je ne connais pas. Le tout en cachant au monde qui je suis et ce dont je suis capable, sous peine d’y perdre la vie. »

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Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier chaleureusement Lily Chagnon pour sa confiance et pour l’envoi de son roman, ainsi que le site SimplementPro.

Malheureusement, je ressors de ma lecture avec un avis plutôt mitigé. Pourtant, le début avait merveilleusement bien commencé : une prophétie annonce la venue d’un enfant, issu d’un ancien peuple, qui rééquilibrera les pouvoirs. Après cette mise en bouche prometteuse, j’étais plus qu’impatiente de lire la suite et d’en savoir plus sur cette fameuse prophétie et ce peuple disparu. Cependant, pour assouvir ma curiosité, j’ai dû attendre les 65% du roman (ce qui correspond à un peu moins de 500 pages sur un livre qui en compte 757).

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Comme le résumé le mentionne, Catherine, notre héroïne, après avoir perdu sa mère et vécu quelques années auprès du bon Père Ambroise, se voit contrainte de rejoindre sa famille maternelle. La première partie du récit nous narre donc son arrivée au sein de celle-ci et la manière dont elle va réussir ou non à s’y intégrer. Rapidement, le lecteur découvre également que Catherine possède un don qu’il lui faut cacher au risque d’être traînée sur le bûcher.

Lily Chagnon s’attarde, dans cette première partie, sur le quotidien de ses personnages et sur l’évolution de leurs relations. J’aime généralement quand les auteur( e)s prennent le temps de poser les bases de leur univers, surtout en fantasy, avant de se lancer dans l’action. Dans ce cas-ci, toutefois, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs. De plus, le rythme est assez lent et les scènes parfois répétitives. Surtout, il n’y est plus du tout question de prophétie ou de peuple disparu et le don de Catherine se cantonne à une utilisation au quotidien assez simple et sans grande conséquence (la plupart du temps !). Comme déjà évoqué ci-dessus, j’en attendais plus à ce niveau et j’ai été un peu déçue. Quelques éléments à me mettre sous la dent, disséminés par-ci, par-là, auraient suffi pour m’accrocher. Ma perception de ce roman aurait alors été complètement différente, je pense.

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J’ai bien aimé l’univers un peu moyenâgeux dans lequel l’auteure place son récit. J’aurais pourtant préféré qu’il soit plus approfondi, que Lily Chagnon se focalise moins sur la relation entre les personnages et plus sur le développement de son univers (tout au moins, qu’il y ait un meilleur équilibre entre les deux). J’aurais aimé sortir davantage du cocon familiale et explorer le reste du monde pour en apprendre plus sur le système politique et religieux (entre autre), ce qui, j’en suis consciente, va à l’encontre des choix de l’auteure pour son roman !

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Catherine est une jeune fille serviable, gentille, avide d’affection et soucieuse de plaire à sa « nouvelle » famille. Cependant, elle manque aussi cruellement de confiance en elle et est particulièrement nigaude (dixit un des personnages). De plus, elle a tendance à ne voir que le négatif dans chaque situation et à s’en plaindre plutôt que d’agir, ce qui m’a plus d’une fois agacée. L’histoire est contée de son point de vue, le lecteur connaît donc ses moindres pensées, souvent redondantes. J’ai, de temps en temps, eu l’impression de tourner en rond dans sa tête, impression pas très agréable.

J’ai, par contre dès cette première partie, adoré Amélia. C’est une petite fille espiègle, pleine de vie, courageuse et très attachante ! La petite souris rieuse du récit. J’ai aussi beaucoup aimé Alice, la tante de Catherine, et Paul, deux personnages forts et hauts en couleur. Ils savent ce qu’ils veulent et sont totalement dévoués à notre héroïne. La famille maternelle de Catherine, en générale, m’a plu ! J’aime beaucoup ce genre de fratrie qui se chamaille, fait beaucoup de bruits mais dont les membres sont, au final, d’une loyauté infaillible entre eux !

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Enfin, passé les 500 premières pages, l’histoire prend son envol ! Le rythme est plus soutenu, l’intrigue devient addictive et passionnante, la magie est beaucoup plus présente et joue véritablement un rôle prépondérant dans le récit. Les révélations se font à la chaîne, que ce soit au niveau de la prophétie ou du peuple disparu. Peut-être sont-elles même un peu trop condensées. J’ai tout, un coup, eu l’impression d’être submergée d’informations. J’aurais préféré que l’auteure distille celles-ci à travers son roman, que j’en apprenne plus petit à petit, juste de quoi titiller ma curiosité avant d’arriver au passage clé de l’histoire. L’univers, quant à lui, est beaucoup plus développé ! Pas mal de mes questions ont obtenu des réponses. J’ai particulièrement apprécié les mystères entourant le Sanctuaire et regretté qu’il n’ait pas été mentionné plus tôt dans le récit. Pour couronner le tout, Catherine perd en partie sa naïveté, elle est plus dégourdie, plus sûre d’elle ! Elle agit et prend des décisions ! Cette évolution m’a séduite et, grâce à elle, ce personnage a fini par me plaire.

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La plume de l’auteure est fluide ; elle parvient très bien à nous plonger dans les pensées de son héroïne. Les phrases sont bien construites et j’ai trouvé très peu de coquilles (fautes d’orthographe et/ou mots manquants) ! Vu le nombre de pages, ces quelques fautes sont vraiment négligeables et ne gênent en rien la lecture !

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En bref, si, au départ, la construction du récit et ses longueurs ainsi que le caractère de l’héroïne ne m’ont pas convaincu, le dernier tiers a finalement réussi à m’immerger complètement dans cette aventure ! Pour ceux qui aiment les histoires de Fantasy où la psychologie des personnages est particulièrement bien développée et où magie et pouvoir s’entremêlent, n’hésitez pas à le lire malgré mon avis mitigé ! Certains lecteurs ont eu des coups de cœur ! Je crois que, dans mon cas, les choix de l’auteure (au début du roman) ne correspondaient simplement pas à mes attentes !

Ma note: 6,5 /10 chapeau-de-port-de-sorcière-d-émotic-ne-mignonne-smiley-emoji-dirigez-l-illustration-96762683

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