Premières lignes #42

Coucou!

Qui dit dimanche dit « Premières lignes », un rendez-vous hebdomadaire organisé par Ma Lecturothèque. 

Le principe est simple : je choisis un livre dont je vous partage les premières lignes !

Aujourd’hui, j’ai choisi: « La perle et la coquille » de Nadia Hashimi qui est ma lecture en cours!

tete-de-lit-arabesque.jpg.pngVoici le résumé:

« Kaboul, 2007 : les Talibans font la loi dans les rues. Avec un père toxicomane et sans frère, Rahima et ses soeurs ne peuvent quitter la maison. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui permettra à la jeune Rahima de se travestir jusqu’à ce qu’elle soit en âge de se marier. Elle jouit alors d’une liberté qui va la transformer à jamais, comme le fit, un siècle plus tôt, son ancêtre Shekiba. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan. »

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Chapitre premier

RAHIMA

SHAHLA NOUS ATTENDAIT, POSTÉE DEVANT LA PORTE DE notre maison, dont le métal vert vif rouillait sur les bords. Elle tendait le cou. Au tournant, Parwin et moi décelâmes le soulagement dans ses yeux. Nous n’avions pas intérêt à être en retard une fois de plus.

Parwin me lança un regard et nous pressâmes le pas. Nous fîmes de notre mieux pour ne pas courir. Nos semelles de caoutchouc claquaient contre la route et soulevaient des nuages de poussière. L’ourlet de nos jupes battait contre nos chevilles. Mon foulard collait à mon front où perlait la sueur. Il en était sûrement de même pour celui de Parwin, vu qu’il ne s’était pas encore envolé.

Maudits garçons. C’était leur faute ! Avec leurs sourires effrontés et leurs pantalons déchirés ! Ce n’était pas la première fois qu’ils nous mettaient en retard.

Nous dépassâmes à toute vitesse les portes des maisons : bleue, violet, bordeaux. Des taches de couleur sur une toile d’argile.

Shahla nous fit signe de la rejoindre.

— Dépêchez-vous ! chuchota-t-elle fiévreusement.

Haletantes, nous la suivîmes à l’intérieur. La porte se referma dans un fracas métallique.

— Parwin ! Pourquoi as-tu fait ça ?

— Désolée, désolée ! Je ne savais pas que ça ferait autant de bruit.

Shahla leva les yeux au ciel, tout comme moi. Parwin laissait toujours la porte se claquer derrière elle.

— Que faisiez-vous, tout ce temps ? Vous n’avez pas pris le raccourci derrière la boulangerie ?

— On ne pouvait pas, Shahla ! Il était là-bas !

Nous avions contourné la place du marché, évitant la boulangerie autour de laquelle traînaient les garçons, épaules voûtées, regards scrutateurs balayant la jungle kaki qu’était notre village.

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Alors, ces premières lignes vous donnent-elles envie de commencer ce livre ? Et si vous l’avez déjà lu, qu’en avez-vous pensé ?

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