« Marraine » d’Émilie Chevalier Moreux

Édition : Noir d’absinthe

Parution : 4 novembre 2019

Pages :  260 pages

Prix : 17,90 euros

Résumé

« Il était une fois, une bonne fée qui se penchait sur le berceau des nouveau-nés afin de les inonder de bienfaits pour les siècles des siècles. Et comme le dirait si bien Ric, l’un de ses petits protégés : trop bonne, trop conne !

Mais quelle mouche a piqué Marraine Perrault pour qu’elle prenne pareils filleuls sous son aile ? Entre Peau d’Âne la mère maquerelle, Aurore la top-modèle siliconée, Cendrillon la veuve noire et Riquet l’alcoolique notoire, on ne peut pas dire que l’affaire soit une réussite. Pour couronner le tout, ses pupilles risquent fort de se dresser entre elle et ce bellâtre slave qui lui est – littéralement – tombé dessus dans un centre commercial new-yorkais.

Parviendra-t-elle à se débarrasser de ces obligations qui l’accablent depuis si longtemps pour enfin trouver chaussure à son pied ? Pas si facile, quand on fait un petit 36… »

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Mon avis

Je tenais tout d’abord à remercier chaleureusement Noir d’absinthe et la plateforme SimplementPro pour l’envoi de ce service presse numérique. Je m’excuse également pour le retard de cette chronique ! J’avais été un peu optimiste sur la date au vu des récents événements…

Marraine est une réécriture de conte un peu particulière dans laquelle vous ne trouverez ni courageuses princesses ni princes intègres. Il ne sera pas non plus question de l’enfance malheureuse ou des desseins cachés d’un « vilain ». Non, Émilie Chevalier Moreux a choisi de mettre en avant un personnage beaucoup plus discret sans qui, pourtant, les fins heureuses seraient bien souvent obsolètes, Marraine la bonne fée !

Le récit se déroule sur deux temporalités. Certains chapitres nous livrent les débuts de Lilas (alias Marraine) en tant que bienfaitrice : ses rencontres avec ses futurs filleuls et ses tentatives pour leur offrir la vie parfaite qu’ils méritent. Les choses ne tournent malheureusement pas tout à fait comme prévu puisqu’au fil des ans ses chers protégés vont légèrement mal tourner. Les douces et belles princesses de Disney se transforment dans ce roman en maquerelles opportunistes, mannequins sur botoxées ou encore redoutables veuves noires… Comment ? Pourquoi ? Il vous suffit d’ouvrir ce livre pour le découvrir 😉.  Les autres chapitres dévoilent la vie actuelle de Marraine ainsi que celles de ses filleuls. Notre bonne fée est las, après plusieurs siècles, d’assurer les arrières de ses quatre protégés (entre meurtres, vols, détournements de fond, etc). ! Pour eux, elle a mis sa propre vie entre parenthèses, sans jamais recevoir le moindre petit signe de reconnaissance. Elle aspire désormais à profiter de son existence sans plus se préoccuper de la leur. Sa rencontre avec un certain Leu n’est sans doute pas étrangère à ce revirement soudain ! Toutefois, ses filleuls ne vont pas l’entendre de cette oreille..

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Si j’ai pris autant de plaisir à me plonger dans le passé que dans le présent de Marraine, j’ai tout de même préféré découvrir la jeunesse de cette dernière ! Cette partie m’a semblé plus intéressante en terme de réécriture. En effet, dans ce roman, plusieurs contes s’entremêlent dont celui de « Cendrillon », de « Peau d’âne » ou encore de « La Belle au Bois dormant ». L’autrice reprend et modifie avec brio les histoires originelles pour nous proposer une nouvelle version, plus sombre (bien que certaines le soient déjà de base), plus triste aussi et surtout bien plus malsaine !

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Aurore, Cindy, Peau d’âne et Rick sont des personnages que je n’ai pas forcément appréciés. Je n’ai pas du tout adhéré à ce qu’ils sont tous quatre devenus : des arrivistes, égoïstes et sans cœur. S’ils ne sont pas seuls responsables de leur évolution plus que douteuse, ce constat n’excuse pas tout ! L’autrice en fait un portrait assez noir qui laisse peu de place à la compassion. En ce qui concerne Marraine, elle a généré en moi des sentiments contradictoires. Elle m’est apparue un peu trop attachée à ses protégés. Si je peux  comprendre l’affection qu’elle leur témoignait au départ, j’ai plus difficile à saisir la sorte d’amour/haine qu’elle leur voue encore dans le présent après des siècles à supporter leurs déboires et leurs mauvaises humeurs. D’autant qu’ils ne l’ont pas épargnée non plus ! Toutefois, le fait qu’elle les considère presque comme ses propres enfants peut expliquer pas mal de choses… Elle est également extrêmement naïve, ce que j’ai trouvé parfois bizarre pour une personne de son « âge » (comme si les siècles et tout ce qu’elle a traversé ne lui avait rien « appris »). Ce trait de caractère, s’il m’a un peu énervée par moments, me l’a aussi rendue attachante et terriblement humaine, malgré son statut de « fée ».

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Niveau de l’intrigue, si je me suis doutée de certaines « révélations », cela n’a pas porté préjudice à mon appréciation globale. Surtout que l’ensemble est prenant et bien rythmé. Jusqu’au bout, je me suis demandée comment toute cette histoire allait terminer ! La fin m’a plu et, plus particulièrement, l’un des rebondissements auquel je ne m’attendais pas du tout (mais dont je ne peux malheureusement rien vous dire, évidemment).

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En bref, une réécriture de conte novatrice et divertissante. Et si je ne suis pas sûre que les détails de l’intrigue me resteront longtemps en tête, je suis certaine, par contre, de retenir ce titre et de le placer dans mon top des réécritures de conte originales ! Petit plus non négligeable, la couverture est sublime et est signée Tiphs ! ❤

Ma note: 8,5/10 Image associée

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