« Vespertine » de Maragaret Rogerson

Édition : Castelmore (Big Bang)

Parution : 8 juin 2022

Pages : 473 pages

Prix : 22 euros

Résumé

« Les morts de la Loraille ne reposent pas en paix.

Artemisia suit l’enseignement pour devenir une sœur grise, chargée de purifier les corps des défunts pour que leur âme puisse gagner l’au-delà ; dans le cas contraire, ils se relèvent sous la forme d’esprits vengeurs qui s’en prennent aux vivants. Un travail de l’ombre qui lui convient parfaitement : Artemisia préfère avoir affaire aux morts plutôt qu’aux vivants, qui se méfient de ses mains brûlées et de son passé trouble.
Quand son couvent est attaqué par des soldats possédés, Artemisia n’a d’autre choix que de réveiller un antique esprit emprisonné dans une relique. Faire appel à l’extraordinaire pouvoir de cet esprit malfaisant menace de la consumer, mais le mal se répand sur la Loraille, et pousse la jeune fille à remettre en question tout ce qu’on lui a enseigné. Ce revenant est peut-être le seul être qui puisse aider Artemisia à vaincre l’ennemi… si tant est qu’il ne la trahisse pas en premier. »

Mon avis

J’avais adoré « Sorcery of Thorns » de la même autrice ! Je me suis donc lancée dans ce titre assez confiante et, bien m’en a pris, puisque j’ai passé un excellent moment de lecture avec « Vespertine » !

Je regrette juste que l’éditeur ait omis de notifier que c’était un tome 1… même si, au vu de ma phrase introductive, vous vous doutez que je suis ravie, d’ors et déjà, de pouvoir retourner prochainement dans cet univers. Heureusement aussi, l’intrigue de ce premier tome ne se termine pas sur un clifhanger insoutenable ; il y a un « vrai » point final (d’où le choix de l’éditeur ?), bien que cela reste très ouvert !

Autre petit détail à propos duquel je me pose des questions (ou sur lequel j’ai envie de chicaner, au choix !) : le fait que l’une des appréciations sur la quatrième de couverture du roman évoque la présence d’une, je cite,  « romance envoûtante « ! Soit nous n’avons pas lu le même livre, soit cette fameuse histoire d’amour se développe seulement dans le second opus ( ??) parce que, pour moi, il n’y a absolument aucune touche de romantisme dans ce titre….Ou alors celle-ci est suggestive au point qu’elle se perde dans le reste de l’intrigue et que je sois passée complètement à côté. Dans tous les cas, parler de « romance envoûtante » me parait excessif. Il vaut donc mieux, de mon point de vue tout au moins, ne pas lire ce tome avec ce genre d’attente, au risque d’être déçu. Raison pour laquelle je prends le temps de le souligner ici ! Personnellement, j’avais, par chance, lu auparavant plusieurs avis mentionnant l’absence de romance dans ce récit.

Ces considérations dûment partagées, passons au vif du sujet !

J’ai très vite été happée par l’ambiance assez sombre et particulière qui se dégage de cette histoire ! Dans cet univers, l’âme des morts, si leur corps n’est pas correctement purifié, reste coincée dans le monde des vivants et se transforme en esprit frappeur. Ces esprits sont classés selon différentes catégories définies par la cause du décès : du niveau 1 (fantômes inoffensifs et quasi sans prise sur les humains) au niveau 5 (revenants extrêmement puissants et dangereux, capables de décimer une ville entière par leur seule volonté). Malheureusement, tous les êtres humains ne sont pas aptes à préparer leurs défunts de façon adéquate. Seuls ceux doués de « Vision » y sont habilités. Les femmes qui possèdent ce don sont, dès lors, regroupées dans des couvents. Elles peuvent, non seulement, voir les esprits, mais aussi, les renvoyer dans l’au-delà au besoin. De plus, certaines acquièrent des pouvoirs supplémentaires grâce à des reliques magiques dans lesquelles sont enfermées des âmes damnées. Les hommes peuvent également avoir le don de « Vision », cependant, ils sont généralement affectés à d’autres tâches. Voici un aperçu assez succinct (mais j’espère accrocheur) de l’univers fascinant et éthéré créé par Margaret Rogerson. L’autrice a une plume très immersive ; il est donc facile de s’y plonger ! J’ai, pour ma part, eu l’impression d’être entourée, durant presque tout le roman, d’une brume opaque, macabre et inquiétante peuplée de fantômes et d’âmes en peine.

Et dans cet univers attrayant, Margaret Rogerson a placé des personnages tout aussi captivants ! Artemisia est une jeune femme au passé compliqué, un passé qui l’a marquée physiquement. De ce fait, elle a du mal à s’intégrer, est très solitaire (voire renfermée) et préfère la compagnie des morts à celle des vivants. Finalement, son statut de nonne lui convient parfaitement ! Elle ne souhaite rien d’autres que de rester entre les murs du couvent où elle suit sa formation, un endroit sans grande prétention mais où elle se sent utile et à sa place. Malheureusement, une série d’événements va quelque peu modifier ses jolis plans ! Pour sauver son monde d’un étrange mal, elle va notamment être obligée de se saisir d’une relique et de se lier avec un esprit de niveau 5. Ce revenant est le deuxième protagoniste principal de ce récit ! Il déteste les humains et tout particulièrement les nonnes, bien entendu ! Même s’il n’est pas présent concrètement, puisqu’il est enfermé dans le corps d’Artemisia, il ne cesse d’interagir avec cette dernière ! J’ai adoré leurs échanges et leur évolution à tous les deux : aussi bien au niveau de leur relation mutuelle qu’individuellement ! Artemisia, surtout, va, outre, devoir discuter avec le fameux revenant (et donc s’ouvrir à lui), apprendre à sociabiliser et à faire confiance à ses pairs ! En dehors de ces deux personnages, j’ai également fortement apprécié Marguerite (toutefois, je ne vous dirai pas pourquoi, de peur de vous spoiler) !

L’intrigue est rondement menée ! Alors oui, certains passages peuvent sembler un peu long (peut-être ?) bien que je n’ai, personnellement, pas ressenti de temps mort. En effet, de nombreux paragraphes sont consacrés aux conversations intérieures entre Artémisia et le revenant…L’action et les révélations ne manquent pourtant pas ! Le lecteur est tenu en haleine et se pose, avec nos deux héros, de nombreuses questions sur le pourquoi et le comment des événements auxquels il assiste ! Je n’avais pas vu venir certains éléments de la fin,  fin qui m’a beaucoup plu d’ailleurs ! Notamment concernant l’un des personnages qui semblait très caricatural, de prime abord, et se révèle plus complexe que prévu.

En bref, un roman à l’univers sombre et fascinant peuplé d’esprits et de revenants avec un système de magie intéressant ! Les personnages sont attachants et leur évolution crédible ! L’intrigue, quant à elle, est bien ficelée, prenante et rythmée. Un titre que je ne peux donc que vous conseiller ! De mon côté, je lirai la suite avec grand plaisir !

Mon appréciation

4 commentaires sur “« Vespertine » de Maragaret Rogerson

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